Première rencontre pour le « Parcours d’excellence »

Mardi 22 janvier, les responsables de l’IUT de Saint-Brieuc, ceux du collège Racine ainsi que ceux de l’inspection académique ont organisé une rencontre pour les élèves du collège Racine, du lycée Rabelais et de l’IUT, en vue d’échanger dans le cadre du « Parcours d’excellence ».

Ce dispositif a été mis en place par les établissements afin de créer des conditions d’égalité réelle pour permettre à tous de réussir. La mise en place d’un tutorat, les élèves volontaires de la 3e à la Terminale construisent un parcours personnel dans la poursuite des études. Dix élèves issus du collège Racine aujourd’hui au lycée Rabelais, poursuivent dans ce dispositif et vont bénéficier de l’accompagnement d’un étudiant en deuxième année de technique de commercialisation ou de génie biologique.

Ce premier après-midi de rencontre s’est déroulé en présence du secrétaire général de l’inspection académique et des responsables académiques impliqués dans ce parcours.

© Ouest-France


Les spectacles vus à La Passerelle Saint-Brieuc

VERTIGES de Nasser Djemaï

La routine d’une famille française d’origine maghrébine au coeur d’une cité décrépie va être bousculée par l’arrivée du fils aîné, venu rendre visite au père malade. Nadir, qui a réussi socialement, replonge dans un univers familial qu’il pensait connaître mais découvre un nouveau monde où il ne retrouve plus ses repères : le quartier s’est appauvri, certains se sont radicalisés, la population a changé. Il se retrouve englouti dans un monde parallèle, un monde fantastique, avec une famille livrée à elle-même et un père sur le point de mourir qui, très attaché à sa terre natale, rêve d’un retour « au bled ». Avec une sensibilité aigüe et une grande sincérité, Nasser Djemaï aborde les thèmes de l’exil, du déracinement, de l’étranger dans un voyage initiatique à la fois drôle et cruel.


JE N’AI PAS ENCORE COMMENCÉ À VIVRE, de Tatiana Frolova

1991, effondrement de l’URSS. Le monstre rouge se disloque, laissant dans l’incertitude et la peur toute une population nourrie au rêve d’un avenir meilleur. Que sont devenus ces femmes et ces hommes qui ont cru au mythe soviétique ? Les enfants des années 90 forment eux une génération
« évanouie » qui a très bien appris à attendre, mais n’a absolument pas appris à agir ni à s’intégrer. Entre fiction et documentaire, ce spectacle n’est pas seulement un projet théâtral, mais avant tout une fascinante exploration sociale de l’homme contemporain. Deux générations se répondent sur le plateau : les jeunes restés en marge d’une histoire blessée, et les comédiens qui ont vécu sous le régime communiste. À partir de la collecte de paroles des habitants de la ville de Komsomolsk-sur-Amour en Sibérie, une poésie troublante se dégage de ce spectacle à l’humanité profonde où les destinées et les points de vue rappellent que la vérité est plurielle. Un théâtre lucide qui nous aide à mieux comprendre notre condition humaine et apprendre à être libre, à se libérer de nos peurs d’abord pour avancer en toute sérénité.